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Notre régionLa Beauce dans les Appalaches pour les attraits touristiques, événements et activités


Lieu stratégique de passage vers la Nouvelle-Angleterre, la Beauce se caractérise par sa diversité et son dynamisme. Sillonné par la rivière Chaudière et parsemé de vallons et de forêts, ce territoire aux multiples facettes reflète aussi la personnalité des gens qui l'ont bâti et qui l'habitent depuis la première moitié du XVIIIe siècle.

Au-delà de la splendeur de ses paysages, la Beauce est façonnée par ses habitants, leur histoire, leur nature entreprenante, leur solidarité et leur hospitalité légendaires. Les municipalités qui constituent ce vaste territoire regorgent d'activités et d'événements qui méritent qu'on y pose les pieds pour quelques jours.

La région possède tout ce qu'il faut pour vous faire vivre une expérience sensorielle hors du commun. Y sont à l’honneur : l’art, la culture et le patrimoine, les sports et le plein air et centres de santé, les saveurs régionales et les événements en plus des paysages magnifiques qui vous accompagnent où que vous soyez sur le territoire. De plus, vous y serez accueillis chaleureusement dans les lieux d'hébergement et les divers restaurants de la région.

Les caprices de la rivière Chaudière, les nombreux feux de village, le joyeux conteur d'histoires ainsi que les journées à la cabane à sucre reflètent le passé de cette région. La Beauce : des gens fiers, accueillants, visionnaires et audacieux, tels que furent ces premiers pionniers qui, arrivant à Québec tout sales et boueux pour vendre leurs produits, étaient amicalement surnommés les 'Jarrets noirs'.


Nous vous invitons à venir découvrir notre coin de pays aux multiples facettes. Que ce soit pour la beauté de ses paysages, ses activités de plein air, sa culture ou ses saveurs régionales, la Beauce saura combler vos attentes. 

Bienvenue !

Pour visualiser des photos de la région, nous vous invitons à consulter la section Album-photos.


Pour en connaître un peu plus sur l'histoire de la région...


Un peu d’histoire… 

'En 250 ans, l
e Beauceron a appris à connaître, à apprivoiser et à maîtriser un espace. Il s’est ainsi créé un territoire et s’y est enraciné. [...] Un sentiment d’appartenance qui déborde les cadres géographiques imposés par les institutions gouvernementales, municipales, politiques, judiciaires et religieuses s’est développé au fil des ans. Il témoigne de l’attachement du Beauceron à son coin de pays, à sa terre et à ses institutions. [...]

La présence amérindienne
Amérindiens membres de la grande famille algonquienne, les Abénaquis occupent, au 17e siècle, les territoires actuels du Maine, du New Hampshire et du Nouveau-Brunswick, mais se concentrent surtout le long de la rivière Kennebec. [...] Convoité par les deux puissances colonisatrices, leur territoire servira à la fois de zone tampon entre les colonies et de lieu d'affrontement. [...] En 1675, les Amérindiens de la Nouvelle-Angleterre se révoltent contre les Anglais [...] et se tournent alors vers les Français pour devenir leurs alliés. Dès 1676, des réfugiés affluent vers le Canada et s’installent à Sillery. En 1683, ce dernier lieu étant devenu trop petit, la mission de Saint-François-de-Sales est fondée dans les environs de Sainte-Marie, sur un site où les Abénaquis avaient « autrefois demeuré ». [...] Par la suite, des Abénaquis séjournent à l’occasion en Beauce, quelques rares individus s’y établissent, mais la très grande majorité ne fait que passer. [...] Si la vallée de la Chaudière constitue depuis longtemps une voie de passage pour les Abénaquis, ce n’est toutefois que graduellement que les Français la découvrent.

La Beauce avant 1736
Avant 1736, les Français se sont attachés à mieux connaître la région de la Beauce. De plus, quelques tentatives d’établissement ont lieu, mais sans grand résultat. Le premier Européen à traverser la Beauce serait un homme envoyé par Champlain, en 1629, au pays des Abénaquis. En 1640, un Anglais, le capitaine Young, fait le chemin inverse. Parti de la Nouvelle-Angleterre, il atteint Québec en passant par les rivières Kennebec et Chaudière. Vraisemblablement soupçonné d’être un espion, il est aussitôt placé sous la garde de soldats par les Français, puis envoyé en Europe. Six ans plus tard, le père Gabriel Druillettes traverse la Beauce pour aller fonder une mission chez les Abénaquis de la rivière Kennebec.

En 1670, les Français reprennent possession de l’Acadie. Cette colonie, qui leur avait été enlevée par les Anglais en 1654, couvrait un territoire correspondant aujourd’hui à une portion du Maine, du Nouveau-Brunswick et de l’ensemble de la Nouvelle-Écosse. Au moment où elle redevient française, l'Acadie compte à peine 431 habitants concentrés principalement à Port-Royal. À cette date, un projet ambitieux voit le jour. L’intendant Talon souhaite alors relier l’Acadie à la Nouvelle-France par le biais d’une voie de communication passant par la rivière Chaudière. On commence aussitôt à abattre les arbres afin de faire une route terrestre, mais faute de moyens, elle n’est pas achevée. Les autorités reprennent périodiquement cette idée, mais en vain.

La naissance d’une région
En 1736, le Canada bénéficie d’une période de paix avec les Iroquois depuis 1701 et avec les Anglais depuis 1713. Son économie, en général, commence à se diversifier et son agriculture, en particulier, est en pleine expansion. Sa population a doublé depuis 25 ans et atteint maintenant 39 000 âmes. Dans ce contexte de relative prospérité et d’essor démographique, les anciennes seigneuries, situées le long du Saint-Laurent, offrent de moins en moins de bonnes terres disponibles pour les nouveaux venus ou pour établir les fils et petits-fils des pionniers. Les autorités doivent alors ouvrir de nouveaux territoires à la colonisation. De plus, pour des raisons militaires, il devient urgent d’occuper et de consolider les régions situées entre la Nouvelle-France et les colonies anglaises. La rivière Chaudière, à l'instar du Richelieu, devient ainsi un enjeu stratégique. En effet, l’extension des établissements britanniques sur le territoire des Abénaquis, la cession de l’Acadie à l’Angleterre en 1713 et l’affaiblissement de la résistance abénaquise, à la suite de victoires militaires anglaises durant la guerre anglo-abénaquise de 1721-1727, accroissent, aux yeux des autorités canadiennes, la menace anglaise et la rapproche des établissements français. Il devient donc nécessaire d’établir une nouvelle zone tampon pour servir de rempart face à l’expansion anglaise, surtout si l’on considère que les Abénaquis sont alors de moins en moins en mesure de jouer ce rôle. C’est dans ce cadre que se situe l’ouverture de la Beauce, ouverture qui se concrétise par l’extension du système seigneurial à la vallée de la Chaudière.

Le système seigneurial, dans sa version canadienne, devient un système de colonisation. Le seigneur reçoit du roi des terres et, en échange, s’engage à les mettre en valeur directement en établissant un ou plusieurs domaines, ou indirectement en concédant gratuitement des terres appelées censives. Il doit également, entre autres, reconnaître l’autorité du roi et déclarer à l’occasion l’état de développement de sa seigneurie. Quant au censitaire, c’est-à-dire le détenteur d’une terre ou censive relevant d’un seigneur, ses principales obligations consistent à la mettre en valeur, à tenir ou faire tenir feu et lieu, c’est-à-dire à l’habiter et à la faire habiter; à payer annuellement et pour toujours des cens et rentes dont le montage équivaut à quelques journées de travail; à faire moudre son grain au moulin seigneurial et à payer au seigneur un montant égal au douzième du prix lors de la vente de sa propriété.

L’ouverture de la Beauce, qui est surtout le fait d’une famille, s’effectue rapidement. Ainsi, le marchand de Québec Joseph Fleury de la Gorgendière et ses gendres François-Pierre Rigaux de Vaudreuil et Thomas-Jacques Taschereau obtiennent, le 23 septembre 1736, trois seigneuries contiguës situées au cœur de la Beauce, le long de la Chaudière, concessions qu’on ratifiera le 30 avril 1737. Le 24 septembre 1736, Thérèse Lalande-Gayon et Gabriel Aubin de l’Isle reçoivent respectivement les seigneuries Aubert-Gallion et Aubin de l’Isle. Enfin, le 15 avril 1737, François-Étienne Cugnot devient titulaire de la seigneurie Saint-Étienne.

La Beauce, un succès de colonisation
En 1944, l’historien Guy Frégault, dans un bilan des débuts de la colonisation en Beauce, indiquait que c’était un succès et même un succès presque inespéré. Cette réussite, bien réelle, est en bonne partie imputable à Joseph Fleury de la Goegendière, propriétaire de la seigneurie de Saint-Joseph, qui a su mettre en place, avec la collaboration de ses gendres, une infrastructure de services assez attrayante. De plus, il a réussi à canaliser les excédents de population des anciennes paroisses de la vallée du Saint-Laurent et à les attirer en Beauce, une région alors isolée située à plusieurs dizaines de kilomètres des zones peuplées. Le nom même de Nouvelle-Beauce, que l’on retrouve dès 1739 dans les documents, fait allusion à la Beauce française, une plaine grande productrice de blé, renommée pour sa fertilité et dont le nom a sans doute été donné pour inciter les pionniers à venir s’y établir.

Derrière les seigneurs se profile l’ombre des pionniers. Ce sont eux qui, par leur travail et leur ténacité, ont véritablement mis en valeur la région. Provenant principalement de la Côte de Beaupré, de l’île d’Orléans ou de la seigneurie de Lauzon, les premiers habitants de la Beauce ont souvent des liens de parenté. Bon nombre d’entre eux rejoignent ou sont rejoint par des parents. [...] De plus, la majorité des individus arrivent mariés et plusieurs ont déjà des enfants en âge de s’établir. Provenant souvent des mêmes paroisses ou déjà liées par des liens de parenté, ces familles avec enfants forment des noyaux généralement stables. À ces noyaux se greffent des célibataires qui, par le biais d’un mariage, peuvent s’intégrer à un groupe. Enfin, les nouvelles alliances entre noyaux créent des réseaux particulièrement denses. Ces noyaux et ces réseaux facilitent l’intégration et l’enracinement des pionniers, contribuant à faire de la colonisation de la Beauce une réussite. Les individus isolés ont peu de chances de réussir et la plupart d’entre eux quittent la Beauce peu de temps après leur arrivée. [...] En 1739, la région compterait déjà 262 âmes.' (Bibliographie-1)


L’entrepreneurship beauceron 

'Parler de la Beauce à des Québécois, c’est faire lever des images: les caprices printaniers de la rivière Chaudière, les plaisirs de la cabane à sucre, l’imagination débridée du conteur, la corvée populaire le lendemain d’un incendie… Mais l’image la plus répandue est celle des Beaucerons eux-mêmes: on les voit en gens d’affaires audacieux, fiers et dynamiques. Spontanément, on attribue aux Beaucerons la réalisation d’un miracle économique.

La perception populaire a deux fois raison: oui, il y a un miracle beauceron; oui, il s’explique par les Beaucerons. La région, en effet, n’a bénéficié ni de parachutage d’une multinationale, ni d’une université. De plus, le marché beauceron demeure relativement petit et subit la concurrence et la force d’attraction des États-Unis situé tout près. Malgré cela, la Beauce a vu naître et grandir des centaines de petites et moyennes entreprises.' (Bibliographie-2)

Depuis quelques années, l’industrie beauceronne se développe et connaît du succès dans des secteurs
très variés. Comment expliquer cette performance? Il faut remonter le temps pour découvrir et mieux connaître les pionniers de l’entrepreneurship beauceron, les premiers entrepreneurs qui ont réussi, à force de rêve, d’audace et de travail, à créer l’esprit d’entrepreneurship typique à la Beauce et à le faire durer. En effet, lorsqu’on se penche sur l’histoire des grandes familles d’entrepreneurs beaucerons, on découvre de nombreuses similitudes. Audacieux et clairvoyants, les fondateurs de ces lignées et leurs descendants avaient du flair, un sens aigu de la famille et un acharnement presque surhumain au travail. Ils croyaient suffisamment en leurs projets pour y investir non seulement leur temps et leur énergie, mais aussi leur fortune, petite ou grande. Ces hommes et femmes d’affaires ont également fait preuve d’un profond sens social. Ils se préoccupaient de la qualité de vie de leurs employés et réinvestissaient leurs profits dans la région pour donner du travail à leurs concitoyens.

C’est ce savoir-faire que les entrepreneurs beaucerons ont légué en héritage à leurs enfants de façon remarquable. C’est en partie parce que les Beaucerons peuvent se référer à des modèles de détermination et de réussite que leur région connaît un tel essor économique. (Bibliographie-3)


Bibliographie

1- BÉLANGER, France et S. BERGERI, J.-R. Breton, D. Carrier, R. Lessard et la Société du patrimoine des Beaucerons. La Beauce et les Beaucerons : Portraits d'une région 1737-1987, Saint-Joseph-de-Beauce, Société du patrimoine Beauceron, 1989, 381 p.

2- GRANDMAISON, Jean. Les pionniers de l'entrepreneurship beauceron : Les Grands entrepreneurs de la Beauce, s.l., Les Éditions Transcontinental et Les Éditions de la Fondation de l'entrepreneurship, 2000, 165 p.

3- Texte inspiré de l'exposition présentée au Centre culturel Marie-Fitzbach, Musée de l'entrepreneurship beauceron, Saint-Georges-de-Beauce.


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